Actualités, conseils et témoignages pour entrepreneurs

L'interview du chef d'entreprise

Retour d’expérience et conseils avisés de celles et ceux qui se sont lancés dans l’aventure de l’entreprenariat !

Hélène Brondel : apprendre le métier de chef d’entreprise…

À l’occasion de la journée internationale des droits de la femme et à la suite de notre dossier sur les Mampreneurs, nous avons interviewé trois chefs d’entreprise, femmes et mamans. Trois entrepreneurs qui ont fait le pari de se lancer à leur compte. 

Cette semaine c'est Hélène Brondel, Photographe à Agen qui nous raconte son quotidien et ce qui l'a poussé à créer son entreprise…  

 

Est-ce que vous aviez conscience d’appartenir aux « Mampreneurs » et comment vous vous définissez par rapport à ce terme ?

Je n’avais pas conscience d’être une « mampreneur » mais je  corresponds totalement à cette définition. En tous les cas, lorsque j’ai monté mon entreprise ce groupe n’existait pas, mais pouvoir concilier vie de famille et vie professionnelle était un cheminement qui, pour moi, coulait de source.

 

Est-ce que le fait d’avoir un enfant a été réellement le facteur déclencheur de votre création d’entreprise ?

Oui, l’un des plus gros. Au début de mon activité, j’étais photographe à domicile. Le fait de me déplacer chez les gens était une façon de pouvoir gérer mon emploi du temps et ainsi de pouvoir m’occuper de ma fille.

 

Aviez-vous un emploi avant ?

Quand ma fille avait trois mois, j’étais en société de partage et je voyais ça comme un complément d’activité.

 

Est-ce qu’il était compatible avec votre nouveau statut de maman ?

J’avais une nounou ce qui m’a permis de démarrer en douceur car l’entreprenariat me faisait vraiment peur.

 

Les mêmes questions se sont-elles posées pour votre conjoint ?

La situation a été un peu compliquée puisque mon conjoint ne m’a pas suivi sur cette activité. Nous avons divorcé quand ma fille avait un an et demi.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer votre entreprise ? Quelles étaient vos attentes ?

Quand je me suis installée, j’étais seule ce qui était un moteur suffisant pour vouloir rendre mon projet viable ! Il s’agissait surtout d’une question de survie ce qui m’a d’ailleurs poussé à faire certaines erreurs car j’avais tendance à tout accepter pour « rentrer » de l’argent. J’ai peu à peu appris à devenir chef d’entreprise.

 

Avez-vous été conseillée pour réaliser votre projet ?

Pendant ma grossesse, j’ai fait un stage à la boutique de gestion Aile. J’avais beaucoup d’idées mais aussi beaucoup de peurs. Il n’y avait pas d’auto-entreprise quand je me suis lancée. Pendant trois mois, j’ai ainsi pu affiner mon projet.  Quand ma fille a eu trois mois, je me suis lancée.

 

Travaillez-vous depuis chez vous ?

Aujourd’hui j’ai un studio.

 

Comment vous organisez-vous ?

Mon divorce et ma rencontre avec le cabinet de conseil RBMG, ont fait que j’ai renégocié ma façon de faire. Je courrais partout alors j’ai décidé de créer mon studio.

Au quotidien, je fais de mon mieux comme toutes les mamans ou les chefs d’entreprise qui sont parents. J’essaie de ne pas trop culpabiliser. J’ai trois jours de permanence au studio. Quand je peux, quand il y a des périodes creuses, je garde des jours pour elle.  J’ai la chance de bien m’entendre avec son papa ainsi qu’avec ma famille. Sans ce soutien familial, je ne pourrai pas avancer. Aujourd’hui les choses sont en place mais au début d’une activité c’est vraiment dur.  Lorsque sa clientèle n’est pas fidélisée, on ne sait jamais à quoi s’attendre. C’est éprouvant. Je garde encore cette culpabilité lorsque je prends un jour de repos : et si je loupais un contrat ?

Tout dépend de la façon dont on présente les choses. Les stages pros ont été en ce sens très bénéfiques : refuser les petits contrats afin d’être disponible pour les plus gros. Le concept est dur à comprendre quand on a besoin de manger !

 

Est-ce que votre activité vous permet de générer un salaire ?

Aujourd’hui oui. Auparavant, des erreurs de gestion m'ont coûté cher… 

Vos espérances sont-elles comblées ? Y avez-vous effectivement gagné en liberté ?

Je ne reviendrais jamais salariée mais la liberté n’est pas toujours là. Certes, je peux faire mon planning comme je le veux mais je dois rendre des comptes. Lorsqu’on est chef d’entreprise on réfléchit tout le temps. C’est une liberté particulière ! En tous les cas, c’est celle qui me convient. Être chef d’entreprise était à l’encontre de mon métier artistique et il n’est pas toujours facile d’accepter ses failles.

 

Si vous aviez des conseils à donner aux mamans qui aimeraient se lancer ? Notamment au niveau de l’organisation travail/enfant ?

Ne pas avoir de regrets dans ce que l’on a pu entreprendre et qui n’a pas fonctionné. On apprend.

On n’est pas une mauvaise maman parce qu’on travaille et que l’on voit son enfant à des rythmes différents. La qualité prime. On fait ce que l’on peut.

Je pense qu’il est plus préjudiciable d’avoir une mère qui soit restée dans son coin avec des « j’aurais dû ». Bien souvent les mamans s’oublient : il ne faut pas.

Enfin, il faut oser ! Il y a bien un moment où il faut s’arrêter de se poser des questions et se lancer !

 

 

En savoir plus : 

Si vous recherchez une photographe à l'écoute : www.helenebrondel.fr

Hélène réalise des portraits pour les particuliers et les professionnels ainsi que des photos d’identité à domicile. 

Retrouvez aussi Hélène sur Facebook.

 

Ecrit par mathilde le vendredi 01 Mai 2015

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