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Ludovic Vaty, basketteur professionnel raconte à RBMG sa difficile reconversion

Cette semaine, l'équipe RBMG s'est intéressée au cas de Ludovic Vaty, basketteur professionnel, qui a vu sa carrière s'arrêter brutalement à cause d'un problème cardiaque qui l'empêche, désormais, d'évoluer au plus haut niveau.

 

Ludovic, comment s'est déroulée votre ascension vers le plus haut niveau ?

J'ai commencé le basket par hasard, en Guadeloupe. Un ami m'avait dit que son entraîneur recherchait des grands pour jouer. J'y suis allé pour découvrir ce sport et je n'ai plus arrêté. Très vite, j'ai eu un bon niveau et des recruteurs de l'INSEP m'ont repéré. Ils m'ont proposé de venir en France pour parfaire ma formation et ainsi, pouvoir accéder au plus haut niveau. La transition n'a pas été facile mais nous étions un groupe et nous nous entraidions. J'ai finalement signé mon premier contrat pro à l'élan Béarnais Pau Orthez en 2006. Puis, j'ai successivement joué à Orléans, Granada et Gravelines.

Vous étiez aux portes de l'équipe de France ?

Oui, effectivement, j'ai connu les équipes de France jeunes et j'ai d'ailleurs été champion d'Europe en 2006 et médaillé de bronze aux mondiaux de Serbie avec les moins de 19 ans. Pour l'équipe de France A, j'ai été régulièrement appelé dans les 15 joueurs pour préparer les grandes échéances mais je n'ai pas été retenu parmi les 12 joueurs qui participent aux rencontres ou aux tournois.

Pour quelle(s) raison(s) votre carrière a t-elle été stoppée ?

Lors d'un contrôle médical, au club de Gravelines, les médecins ont découvert un problème cardiaque qui interdisait la pratique du basket à haut niveau. Ce fut un choc, très difficile à vivre, car je n'étais pas préparé à cette nouvelle. Tout autour de moi s'effondrait. C'était le 13 mai 2013. Pendant 7 ans, je n'avais pensé qu'au basket et je ne m'étais pas préparé à la reconversion.

Pourquoi n'y aviez-vous pas pensé avant ?

Tout d'abord, la vie du basketteur pro est très chargée. Nous avons des cadences de match très élevées et un rythme de vie quotidien qui laisse peu de place pour faire autre chose. Notre journée commence à 9h30 se termine à 12h. Puis nous reprenons à 16h30 pour terminer à 19h30. Souvent en début d'après-midi, nous récupérons et nous faisons les soins nécessaires ou nous rajoutons du travail technique. Pourtant, certains joueurs préparent leurs reconversions. Moi, je ne l'ai pas fait.

Autour de vous, dans les clubs, vous conseille-t-on de préparer votre reconversion ?

Oui, on entend ce discours mais on ne l'écoute pas. Nous sommes jeunes et nous pensons que nous avons le temps. Mais c'est vrai, qu'une blessure ou une maladie, comme la mienne, peuvent interrompre du jour au lendemain votre carrière.

 Que vous a t-il le plus manqué pour vous aider à la préparer ?

Je pense que nous avons besoin d'être accompagné et surtout, qu'on nous fasse des propositions concrètes. C'est dur de se remettre à étudier, quand tu as abandonné les études depuis plusieurs années. Je crois qu'il nous faudrait un accompagnement individualisé, sur nos lieux d'entraînement et surtout, qu'on nous mette en contact avec des cabinets comme le votre, qui proposent un accompagnement sur-mesure.

Vous estimez avoir été trop isolé ?

Nous sommes trop dans notre bulle et pas suffisamment confrontés aux difficultés du quotidien. Nous sommes coupés de ces difficultés et finalement, c'est ce qui nous manque pour comprendre l'intérêt de préparer sa reconversion.

Aujourd'hui, ou en êtes-vous ?

Dans un premier temps, j'ai voulu trouver un métier qui me faisait autant rêver que le basket. J'ai passé mes diplômes d'entraîneur et j'ai exercé ce métier, notamment en 2014, comme assistant de l'équipe de France junior. Je vais aussi, animer régulièrement des camps de basket en Guadeloupe. Mais finalement, je ne me vois pas dans le basket tout le temps. J'ai donc, décidé de monter ma propre entreprise de réparation de portables et de tablettes. J'ai un BEP d'électro technique. Actuellement, j'avance sur le projet de création et il est possible que je me fasse accompagner par RBMG, pour sécuriser le montage et garantir la pérennité de ma future entreprise.

Ecrit par Tom le jeudi 26 Mai 2016

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